Les droits en cas d'Interruption spontanée de grossesse

Interruption spontanée de grossesse : Protection contre le licenciement et arrêt maladie sans délai de carence

Dans Santé et Sécurité

En cas d’interruption spontanée de grossesse, il est possible d’être protégée contre le licenciement et de bénéficier d’un arrêt de travail sans délai de carence à certaines conditions. Découvrez les dispositions mises en place en cas de fausse couche.

L’essentiel en 30 secondes

  • Protection : depuis juillet 2023, une salariée est protégée contre le licenciement après une fausse couche, sous conditions.
  • Durée : la protection s’applique pendant les 10 semaines suivant la fausse couche.
  • Exceptions : l’employeur peut rompre le contrat en cas de faute grave ou d’impossibilité de le maintenir.
  • Arrêt de travail : depuis le 1er janvier 2024, un arrêt sans délai de carence est possible avant la 22e semaine d’aménorrhée.
  • Bénéficiaires : salariées, artisanes, commerçantes et professionnelles libérales, sous conditions.

Protection

Être protégée contre le licenciement en cas de fausse couche

Depuis juillet 2023, conformément à l’article L1225-4-3 du Code du travail, lorsqu’une salariée est confrontée à une interruption spontanée de grossesse, elle est protégée contre le licenciement sous certaines conditions.

La protection est applicable durant les 10 semaines suivant la fausse couche, ayant eu lieu entre la 14ème et 21ème semaine d’aménorrhée.

L’article précise que l’employeur peut tout de même rompre le contrat en cas de faute grave de la salariée, ou de son impossibilité à maintenir le contrat, pour un motif étranger à l’interruption spontanée de grossesse.

À noter :
Une protection avec des limites. L’employeur peut rompre le contrat en cas de faute grave de la salariée, ou d’impossibilité de le maintenir pour un motif étranger à l’interruption spontanée de grossesse.

Après une fausse couche, la salariée est protégée du licenciement pendant 10 semaines, sauf faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat.

10 semainesde protection contre le licenciement après la fausse couche

22e semained’aménorrhée : seuil avant lequel l’arrêt est sans délai de carence

3 joursde délai de carence, non appliqué en cas de fausse couche

Arrêt

Fausse couche : Obtenir un arrêt de travail sans délai de carence

Obtention d’un arrêt de travail en cas de fausse couche

Depuis le 1er janvier 2024, conformément à l’article 2 de la loi n° 2023-567 du 7 juillet 2023 visant à favoriser l’accompagnement des couples confrontés à une interruption spontanée de grossesse, il est possible de bénéficier d’un arrêt de travail sans délai de carence en cas d’interruption spontanée de grossesse ayant eu lieu avant la 22ème semaine d’aménorrhée. Il peut être prescrit par le médecin généraliste ou le gynécologue.

Qui sont les professionnelles concernées ?

En cas d’interruption spontanée de grossesse, que vous soyez salariée, artisane, commerçante ou professionnelle libérale, vous avez le droit à cet arrêt maladie sans délai de carence si vous respectez les conditions d’obtention.

Qu’est-ce qu’un délai de carence ?

Le délai de carence est le délai de 3 jours pendant lequel aucune indemnisation n’est perçue par la personne en arrêt de travail. Ce délai de carence n’est pas appliqué pour l’arrêt de travail en cas de fausse couche. Cela signifie donc que l’arrêt est indemnisé par la Sécurité sociale.

Info :
Le délai de carence n’est pas appliqué. Ce délai est de 3 jours sans indemnisation pour un arrêt classique : en cas de fausse couche, l’arrêt est indemnisé par la Sécurité sociale.

L’arrêt de travail lié à une fausse couche est indemnisé par la Sécurité sociale sans délai de carence, pour toutes les professionnelles concernées.

Questions fréquentes

Une salariée est-elle protégée contre le licenciement après une fausse couche ?

Oui, depuis juillet 2023, sous certaines conditions : pendant les 10 semaines suivant une fausse couche survenue entre la 14e et la 21e semaine d’aménorrhée.

L’employeur peut-il tout de même rompre le contrat ?

Oui, en cas de faute grave de la salariée, ou d’impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à l’interruption spontanée de grossesse.

Peut-on obtenir un arrêt de travail sans délai de carence après une fausse couche ?

Oui, depuis le 1er janvier 2024, pour une interruption spontanée de grossesse avant la 22e semaine d’aménorrhée. Il peut être prescrit par le médecin généraliste ou le gynécologue.

Qu’est-ce qu’un délai de carence ?

C’est un délai de 3 jours pendant lequel aucune indemnisation n’est perçue en arrêt de travail. Il n’est pas appliqué en cas de fausse couche.

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