Loi Rixain : parité aux instances dirigeantes

Loi Rixain : représentation paritaire aux instances dirigeantes

Dans Droits et obligations

L’article 14 de la loi Rixain fixe des obligations pour les entreprises afin que la représentation entre les femmes et les hommes aux instances dirigeantes soit bien équilibrée. Découvrez ces obligations, ce qui est entendu par instances dirigeantes et les conditions à remplir.

L’essentiel en 30 secondes

  • Entreprises visées : au moins 1 000 salariés pour le troisième exercice consécutif, hors unités économiques et sociales.
  • Transparence : déclaration des écarts de représentation sur egapro.travail.gouv.fr.
  • Objectifs : 30 % dès mars 2026, 40 % à partir de mars 2029.
  • Sanction : pénalité financière d’au plus 1 % des rémunérations et gains, après un délai de mise en conformité de deux ans.
  • Instances dirigeantes : comités et conseils qui assistent la direction générale, sauf directoire et conseil de surveillance.

Champ

Quelles sont les entreprises assujetties aux obligations de la loi Rixain ?

Les entreprises concernées par les obligations de l’article 14 de la loi Rixain sont celles employant pour le troisième exercice consécutif, au moins 1000 salariés. Ces obligations ne s’appliquent pas aux unités économiques et sociales.

Les entreprises ne rentrant pas dans le champ d’application de la mesure peuvent bien sûr les respecter volontairement.

Info :
Seuil : 1 000 salariés. Les entreprises employant au moins 1 000 salariés pour le troisième exercice consécutif sont concernées, hors unités économiques et sociales.

Seules les entreprises d’au moins 1 000 salariés sont tenues, mais les autres peuvent appliquer la loi volontairement.

Obligations

Quelles sont les obligations instaurées par la loi Rixain ?

La loi du 24 décembre 2021 visant à accélérer l'égalité économique et professionnelle (Loi Rixain) inclut plusieurs mesures visant à ce qu’il y ait plus d’égalité entre les femmes et les hommes dans les entreprises. L’article 14 de la loi Rixain instaure une obligation de représentation équilibrée entre les femmes et les hommes aux instances dirigeantes. Une autre obligation est d’être transparent à ce sujet.

Selon l’article L1142-11 du Code du travail, les entreprises dont l’effectif est d’au moins 1000 salariés pour le troisième exercice consécutif, doivent déclarer les éventuels écarts de représentation entre les femmes et les hommes parmi leurs cadres dirigeants et les membres de leurs instances dirigeantes sur le site web egapro.travail.gouv.fr. Depuis Mars 2023, les écarts de représentation sont disponibles publiquement sur le site du ministère du Travail.

Dès mars 2026, les entreprises concernées devront atteindre un objectif chiffré de 30% en matière de représentation femmes-hommes parmi les cadres dirigeants et les membres des instances dirigeantes. Si le résultat obtenu est inférieur au seuil de 30%, l’entreprise devra déterminer des mesures de correction appropriées via un accord ou une décision unilatérale de l’employeur, après consultation du CSE.

À partir de Mars 2029, un objectif chiffré de 40% vis-à-vis de la représentation femmes-hommes parmi, les cadres dirigeants et les membres des instances dirigeantes devra être atteint. Si l’entreprise ne respecte pas cette obligation, elle disposera d’un délai de deux ans pour se mettre en conformité. Une fois ce délai expiré, si le résultat est toujours inférieur, une pénalité financière d’un montant maximum de 1% des rémunérations et gains pourra être appliquée à l’employeur. Au bout d’un an, l’entreprise doit publier ses objectifs de progression et mesures de correction choisies, conformément aux modalités déterminées par décret.

À noter :
Deux objectifs chiffrés, deux échéances. 30 % dès mars 2026, puis 40 % à partir de mars 2029, avec une pénalité possible si l’entreprise reste en dessous après un délai de deux ans.

Déclarez vos écarts de représentation, puis atteignez 30 % en mars 2026 et 40 % en mars 2029 pour éviter une pénalité.

1 000 salariéseffectif minimum, pour le troisième exercice consécutif, des entreprises concernées

30 %objectif de représentation femmes-hommes dès mars 2026

40 %objectif de représentation femmes-hommes à partir de mars 2029

Définition

Loi Rixain : Que sont les instances dirigeantes ?

L’article L 23-12-1 du Code de Commerce définit ce que sont les instances dirigeantes. Il s’agit de toute instance mise en place au sein la société, par tout acte ou toute pratique sociétaire, pour assister de façon régulière les organes chargés de la direction générale dans l’exercice de leurs missions.

Autrement dit, ce sont les comités de direction, conseil de direction, conseil stratégique, comités exécutifs, comité des directeurs ou en encore du conseil décisionnaire.

D’après les questions/réponses sur le site du ministère du Travail, du plein emploi et de l’insertion, ne sont pas concernés par l’obligation :

  • Le directoire, dans une société anonyme disposant aussi d’un conseil de surveillance
  • Le conseil de surveillance et d’administration d’une société anonyme
  • Les organes collégiaux de direction des sociétés par actions simplifiées

Les instances dirigeantes sont les comités et conseils qui assistent la direction générale, hors directoire, conseil de surveillance et organes collégiaux des SAS.

Questions fréquentes

Quelles entreprises sont concernées par la loi Rixain ?

Celles qui emploient au moins 1 000 salariés pour le troisième exercice consécutif. Les unités économiques et sociales ne sont pas concernées, et les autres entreprises peuvent appliquer la mesure volontairement.

Quelles sont les obligations de la loi Rixain ?

Une représentation équilibrée entre les femmes et les hommes aux instances dirigeantes, et la transparence : les écarts se déclarent sur egapro.travail.gouv.fr et sont publics depuis mars 2023.

Quels objectifs chiffrés faut-il atteindre ?

30 % de femmes et d’hommes parmi les cadres dirigeants et les membres des instances dirigeantes dès mars 2026, puis 40 % à partir de mars 2029.

Que risque l’entreprise qui n’atteint pas l’objectif ?

Elle dispose de deux ans pour se mettre en conformité, puis une pénalité financière d’au plus 1 % des rémunérations et gains peut être appliquée.

Quelles sont les instances dirigeantes ?

Les comités de direction, conseils de direction ou stratégiques, comités exécutifs, comités des directeurs ou conseils décisionnaires. Le directoire, le conseil de surveillance et d’administration d’une société anonyme et les organes collégiaux des SAS ne sont pas concernés.

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