Cas
Les cas où le mécanisme d’autoliquidation s’applique
Achat de biens ou de services d’une entreprise située hors France
L’autoliquidation s’applique en cas d’achat et de vente intracommunautaires, c’est-à-dire entre une entreprise française et une entreprise située dans un autre pays de l’Union européenne. Elles doivent toutes les deux avoir un numéro de TVA intracommunautaire. Certains biens tels que les œuvres d’art, les objets de collection, les biens d’occasion ou les ventes à distance ne sont pas concernés.
Livraison à soi-même
Une livraison à soi-même (LASM) est une « opération par laquelle une personne obtient, avec ou sans le concours de tiers, un bien meuble ou immeuble ou une prestation de services à partir de biens, d'éléments ou de moyens lui appartenant ». Les cas sont précisés par l’article 257 du Code Général des Impôts. Quand il s’agit d’une livraison à soi-même, pour les immobilisations dont l’acquisition ne permettant pas une déduction intégrale de la TVA, l’autoliquidation est applicable.
Sous-traitance dans le secteur du bâtiment
L'article 283, 2 nonies du Code Général des Impôts prévoit l’application de l’autoliquidation en cas de sous-traitance dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Cela concerne les travaux de construction, de réparation, d'entretien, de transformation et de démolition.
En cas de recours à la sous-traitance pour des travaux éligibles, le sous-traitant ne doit pas facturer pas la TVA à l’entreprise preneuse, ni la déclarer, car l’autoliquidation s’applique.
À noter :
Les deux entreprises ont un numéro de TVA intracommunautaire. Pour un achat ou une vente intracommunautaire, l’autoliquidation suppose que l’entreprise française et l’entreprise de l’autre pays de l’UE en aient chacune un.
L’autoliquidation s’applique aux échanges intracommunautaires, à certaines livraisons à soi-même et à la sous-traitance dans le bâtiment.