Intégration
Intégration des personnes souffrant de maladies mentales sur le marché du travail
Qu’en est-il de l’intégration au marché du travail des personnes atteintes de maladie mentale ? Une faible partie de la population souffre de troubles graves comme la bipolarité ou la schizophrénie. Les personnes gravement atteintes ont six à sept fois plus de risque d’être au chômage que les autres. Souvent, la maladie engendre une discontinuité dans le CV, de plus, les traitements pris peuvent avoir des effets secondaires importants. L’intégration de ces personnes peut être difficile mais beaucoup d’entre elles arrivent à garder leur travail.
Pour que l’intégration soit plus aisée, mieux vaut que la motivation et l’envie de travailler viennent de la personne malade. Après avoir eu différentes expériences, celle-ci saura quel type d’emploi, quels horaires et quel mode de fonctionnement conviennent le mieux à son mode de vie. C’est à ce moment que trouver et garder un travail sera plus facile.
D’autre part, lorsqu’un employeur sait que l’un de ses salariés a (ou a eu) un problème de santé mentale, il est préférable qu’il soit conseillé et aidé par des professionnels du domaine de la santé mentale pour gérer au mieux la situation.
Si la maladie a des conséquences sur l’aptitude du travailleur, l’employeur devra prévoir des adaptations temporaires ou permanentes (horaires décalés, temps partiel, reconnaissance, organisation des tâches avec le supérieur, encadrement...), souvent préconisées par le médecin du travail, ou demandées par le salarié en ayant besoin. Les problèmes de santé mentale existants peuvent être aggravés par de mauvaises conditions travail.
À noter :
Des adaptations peuvent être nécessaires. Horaires décalés, temps partiel ou encadrement : l’employeur les prévoit si la maladie a des conséquences sur l’aptitude du travailleur.
L’intégration est possible quand l’envie de travailler vient de la personne, avec l’appui de professionnels et des adaptations si besoin.