Conditions
Démission pour poursuivre un projet professionnel : conditions pour bénéficier des allocations chômage
Les types de projets professionnels concernés
Deux types de projets professionnels permettent de bénéficier d’allocations chômage :
- Projets de reconversion professionnelle nécessitant une formation
- Projets de création ou de reprise d’entreprise
Le salarié doit envoyer le dossier du projet abouti à la Commission paritaire « Transitions Pro » de sa région. Il est préférable d’attendre leur décision avant de démissionner. Le projet professionnel doit être reconnu comme réel et sérieux. Sont évalués les points suivants :
Projet de reconversion professionnelle :
- Projet
- Caractéristiques du métier envisagé
- Formation désirée
- Modalités de financement prévues
- Perspectives d’emploi suite à la formation
Projet de création ou de reprise d’entreprise :
- Démarches effectuées par le candidat (bilan de compétences, VAE…)
- Motivations et connaissance des enjeux liés au projet
- Cohérence du projet avec les compétences
- Caractéristiques et perspectives d’activité du marché
- Besoins de financement et ressources financières
- Moyens humains et techniques
Accompagnement par un CEP
Avant sa démission, le salarié doit demander un accompagnement avec un conseil en évolution professionnelle (CEP) pour préparer son projet auprès d’un spécialiste de l’évolution professionnelle agréé (Cap Emploi, APEC).
Respect des conditions pour l’ARE
Il est nécessaire de remplir les conditions d’attribution de l’aide au retour à l’emploi :
- Ne pas bénéficier d’une retraite anticipée
- Être physiquement apte au travail
- Habiter en France (métropole et DOM sauf Mayotte)
- Ne pas avoir l’âge et le nombre de trimestres requis pour une retraite à taux plein
Avoir travaillé au moins 5 ans en continu
Il est nécessaire d’avoir travaillé au moins 5 ans (1300 jours travaillés ou 1825 jours à Mayotte) de manière continue pendant les 60 mois précédents la démission. Les périodes d’inactivité (maladie, congé parental d’éducation, sabbatique, création d’entreprise) sont prises en compte comme pour ceux ayant perdu leur travail involontairement.
Un salarié démissionnaire qui n’a pas travaillé 1300 jours peut bénéficier de l’ARE s’il a déjà travaillé durant 5 ans avant une démission antérieure.
Démarches à réaliser après la démission
En cas de validation du projet par la commission, il est nécessaire de s’inscrire à France travail dans les 6 mois suivant celle-ci (date de l’attestation). Si toutes les conditions pour profiter de l’ARE sont remplies, il est possible de percevoir des allocations chômage.
Si la commission ne valide pas le projet, il y a un délai de deux mois à partir de la notification de la décision pour exercer un recours. Une demande de réexamen du dossier peut être réalisée et des pièces complémentaires peuvent être transmises.
Astuce :
Attendez la décision de la commission avant de démissionner. Le dossier du projet abouti s’envoie à la commission paritaire « Transitions Pro » de votre région, qui doit le reconnaître comme réel et sérieux.
Un projet reconnu réel et sérieux, un accompagnement CEP, 5 ans de travail continu et les conditions de l’ARE : c’est ce qui ouvre droit aux allocations chômage après une démission.