Des puces électroniques implantées sous la peau des salariés

Il ne s’agit pas de science-fiction mais bien de la réalité. Des puces électroniques sont implantées sur certains salariés, dans plusieurs pays. A quoi servent-elles ? Quels sont les avis concernant cette pratique ?  

Puces électroniques implantées sur les salariés : dans quels pays ?

Belgique

En 2017, l’entreprise belge Newfusion, située à Malines, a fait insérer une puce électronique RFID, d’un montant d’environ 100 euros, sous la peau de huit de ses salariés volontaires, Elle fait la taille d’un grain de riz et se situe entre le pouce et l’index. Les salariés sont plus enthousiastes qu’inquiets quant à l’utilisation de ce procédé.

Etats-Unis

Depuis le 1er août 2017, les salariés volontaires de l’entreprise américaine Three Square située à Rivers Falls dans le Wisconsin, peuvent se faire implanter une petite puce électronique entre le pouce et l’index. Lorsque cette expérience a été proposée, la majorité des salariés a répondu favorablement (50 sur 80 salariés). Cet implant RFID, a été fabriqué par la société suédoise Biohax coûte 255 euros et approuvé par l’agence de régulation américaine Food and Drug Administration (FDA).

Suède

Selon l’Etat, près de 2000 personnes vivent avec une puce sous-cutanée en Suède. Il s’agit du pays le plus avancé du monde dans ce domaine. En 2015, 450 salariés de la société Epicenter (sur un effectif total de 700) étaient volontaires pour se faire implanter une puce RFID.

But de l’implantation des puces

Le but de l’implantation des puces est similaire pour chacun des pays cités. L’implant permet aux salariés de s’identifier pour entrer dans l’entreprise (donc de remplacer les badges), déverrouiller leur ordinateur ou la photocopieuse et payer leur repas à la cantine, avec un simple mouvement de la main. A savoir que cette puce peut être retirée, si le salarié quitte l’entreprise par exemple.

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Craintes et risques liées aux puces électroniques

En France, comme dans les autres pays, les inquiétudes sont les mêmes. En France, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) émet des réserves quant à l’usage de la technologie RFID. Le 26 septembre 2013, l’autorité administrative avait indiqué que celui-ci était disproportionné par rapport à son utilité. En outre, cette technologie soulève de nouvelles problématiques et entraine des risques concernant la protection des données personnelles, la vie privée (santé, localisation, horaires, identifiants administratifs…). Il ne faudrait pas que les données soient lues par des personnes malintentionnées.

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