Quand l’absence d’un salarié reste injustifiée, que celui-ci ne retourne pas au travail, elle est considérée comme un abandon de poste. Qu’est-ce que cela engendre alors pour les parties ?
Dans Contrats de travail
Quand l’absence d’un salarié reste injustifiée, que celui-ci ne retourne pas au travail, elle est considérée comme un abandon de poste. Qu’est-ce que cela engendre alors pour les parties ?
Procédure
Comment agir en cas d'abandon de poste du salarié ?
Au bout de 48 heures sans nouvelles, après avoir tenté de joindre le salarié et d’avoir plus de renseignements sur l’absence, l’employeur doit envoyer 3 à 4 jours plus tard une lettre recommandée avec accusé de réception de mise en demeure au salarié. Il doit préciser dans quel délai le salarié doit reprendre son poste (il ne peut être inférieur à 15 jours calendaires).
L’abandon de poste peut être considéré comme une démission si l'employeur n'a pas de retour du salarié dans le délai fixé (Article R1237-13 du Code du travail). Le salarié peut contester la rupture de son contrat de travail en saisissant le conseil de prud'hommes (Article L1237-1-1 du Code du travail). Dans ce cas, le traitement de la demande est effectué dans un délai d'un mois.
Du côté du salarié, après avoir reçu la lettre de mise en demeure pour abandon de poste, soit il revient au travail et justifie son absence. Ou alors, il ne justifie pas son absence et revient, dans ce cas l'employeur a le droit de le sanctionner pour absence injustifiée.
À noter :
Une absence injustifiée peut être sanctionnée. Si le salarié revient après la mise en demeure sans justifier son absence, l’employeur a le droit de le sanctionner.
Sans nouvelles du salarié, l’employeur le met en demeure de reprendre son poste ; sans retour dans le délai fixé, l’abandon peut valoir démission.