Protection
Obligations, droits et protection du défenseur syndical
L’article L. 1453-8 du Code du Travail oblige le salarié à garder confidentielles les informations concernant la partie qu’il représente ou assiste, ainsi que celles de la partie opposée. Le non-respect de cette condition entraîne la radiation de la liste.
Par ailleurs, il est protégé contre le licenciement. D’une part, ce statut ne peut constituer un motif de licenciement (article L1453-9 du Code du travail), d’autre part, l’inspection du travail doit l’autoriser (article L2412-15 du Code du travail).
Absences pour formation et mission
En outre, il est autorisé à s’absenter pour sa formation deux semaines au maximum par période de 4 ans après publication de la liste des défenseurs syndicaux (article L1453-7 du Code du travail). L’employeur doit être prévenu par écrit au moins 30 jours avant si l’absence est de 3 jours consécutifs ou plus, 15 jours en avance pour les autres cas.
Pour les entreprises d’au moins 11 salariés, le défenseur syndical bénéficie de 10 heures maximum par mois pour effectuer sa mission (article L1453-5 du Code du travail). En cas d’absences pour cette raison, il s’agit de temps de travail effectif et le salaire du salarié est maintenu. L’employeur est alors remboursé par l’Etat.
À noter :
Absences : un préavis écrit à l’employeur. L’employeur doit être prévenu par écrit au moins 30 jours avant une absence de 3 jours consécutifs ou plus, et 15 jours avant dans les autres cas.
Le défenseur syndical garde la confidentialité des informations, bénéficie d’une protection contre le licenciement et de temps pour sa formation et sa mission.