Le favoritisme au travail : causes et conséquences

Les conséquences du favoritisme au travail

Dans Communication en entreprise

Selon une enquête réalisée par Monster, 35% des salariés pensent que le favoritisme est le principal critère pour récompenser les employés, avant même la performance. Qu’est-ce que le favoritisme ? Quelles en sont les causes et les conséquences au travail ?

L’essentiel en 30 secondes

  • Définition : une inégalité de traitement entre salariés : augmentation, promotion, télétravail, pauses ou exigences différentes.
  • Causes : peur de perdre un salarié, lien familial avec le patron, affinités ou état de santé.
  • Conséquences : ambiance dégradée, baisse de productivité, démotivation, conflits, démissions.
  • Égalité de traitement : même avantage pour les salariés dans une situation identique.
  • Éviter l’accusation : décisions transparentes, justifiées par le travail et les mêmes pour tous.

Définition

Reconnaître le favoritisme en entreprise

Le favoritisme au travail est une inégalité de traitement (article L 2271-1 du Code du travail) entre salariés. Dans ce cas, tout le monde ne privilégie pas des mêmes droits :

  • augmentation de salaire injustifiée
  • promotions à un nouveau poste
  • télétravail accordé à un seul salarié
  • retards à répétition sans avertissement
  • bureau plus grand que les autres
  • pauses à rallonge tolérées
  • niveau d’exigence sur le travail fourni

Le favoritisme, c’est un traitement de faveur accordé à un salarié sans que les autres y aient droit.

Causes et effets

Les causes et les conséquences du favoritisme au bureau

Le favoritisme au travail est parfois appliqué, notamment :

  • par peur de perdre un salarié
  • lorsqu’un salarié est l’enfant du patron
  • lorsque les affinités professionnelles et personnelles sont prises en compte
  • en fonction de la santé du salarié

Les décisions que le manager prend parfois de façon anodine, peuvent s’avérer être du favoritisme et avoir d’importantes conséquences :

  • Ambiance de travail dégradée
  • Baisse de la productivité
  • Jalousie
  • Sentiment d’injustice
  • Démotivation
  • Patron décrédibilisé
  • Mauvaise image de l’entreprise partagée
  • Conflits
  • Démissions

En outre, toute décision prise vis-à-vis d’un salarié par le manager doit pouvoir être justifiée par des éléments uniquement liés au travail. Dans le cas contraire, il risque d’être accusé de favoritisme, voire de discrimination et il s’expose à des sanctions.

L’arrêt n°06-46000 de la Cour de Cassation du 10 juin 2008 implique une égalité de traitement entre les salariés d’une même entreprise, ayant une situation identique (même travail ou travail de valeur égale ou même catégorie professionnelle), pour un avantage donné.

Une différence de traitement est possible si :

  • Elle est issue d’un avantage catégoriel prévu par convention collective ou accord collectif
  • Des éléments objectifs, vérifiables, pertinents, indépendants de toute discrimination la justifient

Si un salarié pense être victime de différence de traitement, il doit fournir la preuve de l’inégalité en comparaison avec la personne de référence pour le fait contesté.

Pour éviter toute accusation de favoritisme, il est conseillé d’être transparent sur la façon dont les décisions sont prises, et de montrer qu’elles sont les mêmes pour tous.

Exemple de favoritisme

L’employeur ne doit pas faire de favoritisme en autorisant le télétravail pour un salarié et en refusant la demande d’un autre salarié sans donner de raison objective, même si le télétravail doit en principe être instauré par l’accord de l’employeur et du salarié. L’égalité de traitement doit être respectée. Il est préférable de conclure un accord collectif fixant les critères objectifs permettant le travail à distance pour éviter toute contestation.

Info :
Une différence de traitement reste possible dans deux cas. Un avantage catégoriel prévu par convention ou accord collectif, ou des éléments objectifs, vérifiables et pertinents, indépendants de toute discrimination.

Toute décision d’un manager doit pouvoir se justifier par des éléments liés au travail, sinon le risque est l’accusation de favoritisme, voire de discrimination.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le favoritisme au travail ?

C’est une inégalité de traitement entre salariés, par exemple une augmentation injustifiée, une promotion, un télétravail accordé à un seul ou des pauses à rallonge tolérées.

Quelles sont les conséquences du favoritisme ?

Ambiance de travail dégradée, baisse de la productivité, jalousie, sentiment d’injustice, démotivation, conflits, démissions et mauvaise image de l’entreprise.

Une différence de traitement est-elle toujours interdite ?

Non, elle est possible si elle découle d’un avantage catégoriel prévu par convention ou accord collectif, ou si des éléments objectifs, vérifiables et pertinents la justifient.

Comment éviter une accusation de favoritisme ?

En étant transparent sur la façon dont les décisions sont prises et en montrant qu’elles sont les mêmes pour tous.

Aller plus loin

Voici des ressources utiles qui pourraient vous intéresser :

Identifier la mise au placard et agir

La mise au placard se caractérise par l’absence de travail attribué au salarié et son isolement. Or, l’employeur a pour obligation de fournir un travail. Il s’agit de harcèlement moral s’il y a assez de preuves pour affirmer les faits. Quels sont les signes de la mise au placard et comment réagir face à la situation ?

La gestion des conflits au travail

Gestion des émotions, accumulation de problèmes, mauvaise entente… Des conflits peuvent survenir sur le lieu de travail, entre deux personnes, deux équipes, ou encore une équipe contre une unique personne. Il est nécessaire de savoir comment les éviter et les gérer.

Des règles claires avec Wuro

Le module Gestion RH de Wuro rassemble congés, absences et documents, pour traiter chaque salarié selon les mêmes règles.

S’inscrire gratuitement

Salariés