Prévention des risques liés aux chutes de hauteur

Prévention des risques liés aux chutes de hauteur

Dans Santé et Sécurité

La chute de hauteur est la 2ème cause d’accidents mortels au travail. Comment prévenir et évaluer les risques de chute en hauteur ?

L’essentiel en 30 secondes

  • Secteurs concernés : électricité, entretien, maintenance, spectacle et BTP, où les chutes sont les plus nombreuses et les plus graves.
  • Définition : une chute de hauteur suppose une dénivellation, de la toiture à l’escabeau.
  • Prévention : dès la conception, avec des protections collectives en priorité, puis individuelles.
  • Gravité : 2e cause d’accidents mortels liés au travail.
  • Suivi médical : visite d’information et de prévention dans les 3 mois suivant la prise de poste.

Secteurs

Quels secteurs d’activité sont concernés par les chutes de hauteur ?

Une chute de hauteur peut survenir dans n’importe quel secteur d’activité, mais ce sont surtout dans ceux-ci que le risque est réellement présent : électricité, entretien, maintenance, spectacle, BTP.

C’est dans le BTP que les chutes de hauteur sont les plus nombreuses, et les conséquences les plus graves, entrainant donc davantage d’accidents du travail.

Le risque touche de nombreux métiers, mais c’est dans le BTP que les chutes sont les plus nombreuses et les plus graves.

Définition

Qu’est-ce qu’une chute de hauteur au travail ?

Une chute de hauteur se distingue d’une chute de plain-pied, car il existe une dénivellation. Les personnes situées en élévation peuvent être victimes de chutes en hauteur :

  • Toitures, charpente, terrasses
  • Travaux de terrassement si présence d’une tranchée, d’une fouille ou d’une falaise
  • Tabouret, marchepied
  • Échelles, escaliers, passerelles
  • Pylône, échafaudage, camion-citerne

Dès qu’il y a une dénivellation, de la toiture au marchepied, on parle de chute de hauteur.

Prévention

Prévention et évaluation des risques de chute de hauteur

Les chutes de hauteur constituent un risque important pour certaines professions. Pour éviter l’exposition au risque, il est primordial que les postes de travail et les conditions d’accès soient sécurisés.

Une démarche de prévention doit être réalisée dès la conception des ouvrages ou équipements de travail, dans l’analyse du poste de travail et du mode opératoire en cas de maintenance ou d’installation.

Il est important de tenir compte des principes généraux de prévention prévus par le Code du travail (Articles L4121-1 à L4122-2) et de se rapprocher de différents acteurs (concepteurs, maîtres d’ouvrage…) pour trouver des solutions adéquates. De plus, former les salariés aux bonnes pratiques de sécurité et les informer des risques est essentiel pour réduire les risques de chutes de hauteur. Mettre en place des exercices et mises en situation peut aussi être utile pour limiter les risques.

L’employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés. Il doit donc s’assurer que les risques de chute de hauteur ont bien été évalués et que des mesures de prévention adaptées ont été mises en œuvre.

Les dispositions du Code du travail et la législation relative au secteur du BTP imposent en priorité le recours à des dispositifs de protections collectives (filets antichute, garde-corps, plateformes). En cas d’impossibilité, il convient que les travailleurs puissent avoir des protections individuelles (corde d’assurance, ceintures de sécurité, harnais antichute...) pour travailler de façon sécurisée.

En cas de travaux temporaires, en l’absence d’une installation permanente sécurisée, une surface accessible peut être sécurisée temporairement. Si ce n’est pas possible, il est nécessaire de recourir à des équipements de travail adaptés non mécanisés (échafaudages roulants, plateformes individuelles...) ou mécanisés (plateformes suspendues, sur mâts...) pour travailler de manière ergonomique et sécurisée.

Info :
Les protections collectives passent en premier. Filets antichute, garde-corps et plateformes sont imposés en priorité ; les protections individuelles viennent en cas d’impossibilité.

L’employeur doit s’assurer que les risques sont évalués et que des mesures de prévention adaptées sont en place.

Conséquences

Les conséquences des chutes de hauteur

Les conséquences des chutes de hauteur au travail sont souvent très graves. En effet, les chutes de hauteur sont la 2ème cause d’accidents mortels liés au travail.

D’ailleurs, ce ne sont pas forcément les chutes depuis des hauteurs très importantes qui sont les plus dangereuses. Chaque année, beaucoup d’accidents du travail sont dus à des chutes depuis des escabeaux ou des échelles.

Parmi les conséquences liées aux chutes de hauteur, on retrouve notamment :

  • Fractures
  • Entorses
  • Luxations
  • Contusions
  • Lésions (cérébrales, spinales, nerveuses, oculaires…)
  • Hémorragies internes
  • Problèmes de respiration
  • Brûlures

Celles-ci dépendent de la hauteur, la vitesse de la chute, la surface sur laquelle le salarié tombe et son état de santé.

À noter :
La hauteur n’est pas seule en cause. Chaque année, beaucoup d’accidents du travail sont dus à des chutes depuis des escabeaux ou des échelles.

Les chutes de hauteur sont la 2e cause d’accidents mortels liés au travail, avec des conséquences qui varient selon la hauteur, la vitesse et la surface.

Santé

Risques liés aux chutes de hauteur : suivi médical renforcé

Les salariés concernés par les risques de chute de hauteur doivent bénéficier d’une visite d’information et de prévention réalisée par un professionnel de santé dans un délai de 3 mois maximum à partir de la prise effective du poste de travail, sauf cas particuliers (apprentis : dans un délai de 2 mois, et avant l’affectation pour les travailleurs de moins de 18 ans). Celle-ci doit être renouvelée régulièrement.

En outre, les salariés dont le poste les expose au risque de chute de hauteur lors d’opérations de montage et de démontage d’échafaudages sont soumis à un suivi individuel renforcé.

Les salariés exposés bénéficient d’une visite d’information et de prévention dans les 3 mois suivant leur prise de poste, et d’un suivi renforcé pour le montage d’échafaudages.

Questions fréquentes

Quels secteurs sont les plus concernés par les chutes de hauteur ?

Le risque existe partout, surtout dans l’électricité, l’entretien, la maintenance, le spectacle et le BTP. C’est dans le BTP que les chutes sont les plus nombreuses et les plus graves.

Quelle différence entre une chute de hauteur et une chute de plain-pied ?

La chute de hauteur suppose une dénivellation : toiture, échelle, échafaudage, tranchée ou même marchepied.

Quelles protections l’employeur doit-il privilégier ?

Les protections collectives en priorité (filets antichute, garde-corps, plateformes). À défaut, des protections individuelles comme le harnais antichute ou la corde d’assurance.

Quel suivi médical pour les salariés exposés ?

Une visite d’information et de prévention dans un délai de 3 mois maximum après la prise de poste (2 mois pour les apprentis), renouvelée régulièrement.

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Parmi les risques auxquels sont confrontés les salariés au travail, on retrouve la chute. Il peut s’agir d’une chute de hauteur ou de plain-pied. Les chutes de plain-pied sont fréquentes et peuvent être plus graves qu’elles en ont l’air. D’après un Communiqué de Presse de 2022 de l’Assurance Maladie, environ 6 accidents du travail sur 10 sont provoqués par une chute de plain-pied. En tant qu’employeur, il est primordial de mettre en place des mesures pour les prévenir.

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