Gouvernance
Gérants et associés d'une Société Civile Immobilière
Après avoir créé la Société Civile Immobilière, un (ou plusieurs) gérant est nommé. Il peut s'agir d'une personne physique ou morale (responsabilités et obligations identiques comme pour une gérance à titre personnel). Il n’y a pas de condition (concernant l’âge, le diplôme, la nationalité…) pour devenir gérant mais des limites peuvent être inscrites dans les statuts. Il a la capacité de gérer une entreprise et veille à la bonne gestion de la SCI (déclarations, entretien des biens, encaissement des loyers…).
Les associés peuvent faire partie de la même famille, être des amis, être un couple (avec ou sans union) … Chacun d’eux possède des parts de la SCI. Ils reçoivent des parts sociales égales, suite à leurs apports.
Associé unique d'une SCI
Durant la vie d'une SCI, il est possible d'être associé unique suite au :
- rachat des parts sociales des autres associés
- décès des autres associés et au refus d’agréer les héritiers des associés défunts
- retrait d’un associé de la SCI
Selon l'article 1844-5 du Code civil, le fait qu'un seul associé détienne seul l'intégralité des parts sociales n'entraîne pas la dissolution automatique de la SCI, sauf si elle est prévue dans une clause dans les statuts.
La dissolution de la Société Civile Immobilière peut être demandée à tout moment au Tribunal de Commerce, par l'associé ou par toute personne qui aurait un intérêt personnel à agir.
S'il veut éviter la dissolution, l'associé unique doit régulariser la situation dans le délai d'un an, par l'entrée d'un nouvel associé au capital de la SCI, soit par :
- cession de parts sociales
- augmentation de capital
- donation d'une partie des parts sociales
Si un tiers demande la dissolution au motif que l'ensemble des parts sont détenues par un seul associé, le tribunal peut accorder un délai de 6 mois maximum à ce dernier pour régulariser la situation, plutôt que de dissoudre directement la SCI.
Décès d’un associé d'une SCI
Selon l'article 1870 du Code civil, la Société Civile Immobilière peut continuer d’exister grâce aux héritiers, légataires sauf mentions indiquées dans les statuts.
Ils ne sont pas considérés comme associés, et reçoivent une indemnisation correspondant à la valeur des parts sociales le jour du décès. Celle-ci est définie à l’amiable, par un expert ou par le président du tribunal judiciaire en cas de problème.
RÉSIDENCE DANS UN PAYS Étranger
Un associé ou un gérant peut résider dans n’importe quel pays, mais le siège de la Société Civile Immobilière (SCI) doit se trouver en France.
Associé mineur d'une SCI
Un mineur peut être associé d’une SCI s’il est âgé de 16 ans et émancipé (articles 413-1 à 413-8 du Code civil). Il peut faire des apports s’il en est propriétaire.
Un accord du juge des tutelles (articles 387 à 387-6 du Code civil) est nécessaire si le mineur n’a plus qu’un seul parent, apporte un bien immobilier ou en cas de désaccord de l’un des parents.
De plus, même d’un commun accord, les parents ne peuvent agir au nom du mineur (faire un emprunt, renoncer à un droit) ou intervenir pour toute chose lui appartenant (apport d’un immeuble par exemple). Si l’acte nuit au mineur, les parents sont responsables.
À noter :
Un associé unique n’entraîne pas la dissolution automatique. La SCI continue d’exister, sauf clause contraire dans les statuts ; l’associé peut régulariser la situation dans l’année.
Gérant, associés, héritiers ou mineur : chaque cas a ses règles, et les statuts peuvent les préciser.