Mention des intérêts de retard sur les factures
Lorsqu’une facture est adressée à un client professionnel, il est obligatoire de mentionner sur celle-ci les frais de retard, c’est-à-dire les pénalités de paiement ainsi que l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement. Ceux-ci doivent également être précisés dans les conditions générales de vente. En l’absence de ces mentions, des sanctions sont applicables et peuvent être majorées si la faute est répétée. L’amende est de 75 000 euros pour une personne physique, 2 millions d’euros pour une personne morale).
Ces intérêts de retard sont dus par le client en cas de retard de paiement, dès le lendemain de la date d’échéance, et ne sont pas soumis à la TVA. Dès que la date limite de paiement indiquée sur la facture est dépassée, une entreprise a donc le droit de réclamer ces sommes.
Les pénalités de retard
Selon L’article L441-10 du Code de Commerce, le taux des pénalités de retard est généralement égal au taux d’intérêt appliqué par la Banque centrale européenne (BCE) à son opération de refinancement la plus récente majoré de 10 points de pourcentage. En cas de disposition contraire, le taux fixé ne peut pas être inférieur à trois fois le taux d’intérêt légal. Ces pénalités de retard sont exigibles sans qu’un rappel soit nécessaire et sont applicables sur le montant TTC de la facture. En cas de paiement partiel, elles sont applicables sur la part qui n’a pas encore été payée.
La formule à appliquer pour le calcul des pénalités de retard d’une facture est la suivante : (Montant TTC * Taux de pénalité) * (Nombre de jours de retard / 365). Une fois le calcul effectué pour toutes les factures en retard de paiement du client, les montants peuvent être additionnés et facturés sur une seule facture. Il est essentiel de rappeler les informations des factures concernées : date, numéro, montant restant à payer, date limite de paiement définie, nombre de jours de retard.